La modélisation joue un rôle central dans la science climatique car elle permet de réaliser l’équivalent numérique d’expériences de laboratoires, y compris dans des mondes hypothétiques.

 

Une limitation des simulations climatiques globales à l’Institut Pierre-Simon Laplace (IPSL) et ailleurs est leur résolution spatiale typique de 100-200km. Augmenter cette résolution doit permettre de mieux simuler certains aspects du système climatique tels que les oscillations El-Niño, le cycle de l’eau, la couverture neigeuse, et d’acquérir de meilleurs statistiques d’événements extrêmes.

 

Ce Grand Challenge a permis à l’IPSL de réaliser sa première simulation climatique globale à haute résolution, scientifiquement exploitable. Le modèle à haute résolution produit un climat global comparable, voire sur certains points, meilleur que le modèle à résolution standard, tout en capturant mieux certains extrêmes, notamment les pluies intenses.

 

Au-delà de ce jalon hautement symbolique, qui constitue à la fois un exercice de faisabilité de simulations exceptionnelles en termes de volume de calculs et de données, et un travail à visée scientifique, ce Grand Challenge a permis d’avancer significativement vers la mise en production d’un solveur atmosphérique de nouvelle génération permettant un meilleur temps de retour de ces simulations et de simulations à encore plus haute résolution.


Retrouvez le résultat complet réalisé sur le supercalculateur Joliot-Curie ici :

Monter en résolution dans la modélisation globale du climat [1]

 

Equipe ISPL

Abdoul Khadre TRAORE, (LMD/IPSL)

Joséfine GHATTAS, (IPSL/CNRS)

Yann MEURDESOIF, (LSCE/IPSL/CEA)

Frédéric HOURDIN, (LMD/IPSL/CNRS)

Thomas DUBOS, (LMD/IPSL/X)