Renaud Vedel, Coordonnateur de la stratégie nationale pour l’intelligence artificielle, a visité Jean Zay, le supercalculateur de GENCI, hébergé et opéré par l’IDRIS, sur le plateau de Saclay. Jamal Atif, Chargé de mission Intelligence artificielle et infrastructures numérique au CNRS – INS2I, Ali Charara, Directeur de l’INS2I et Philippe Lavocat, PDG de GENCI, notamment, ont participé à cette rencontre vendredi 25 juin. 

 

L’IDRIS a désormais plus de cinquante ans. Aujourd’hui, s’y dessine une part de l’avenir du HPC et de l’IA français. GENCI pourvoit au besoin de très grandes infrastructures de recherche et à sa prise en main par de nombreuses communautés académiques et industrielles. L’INS2I à travers l’IDRIS, met en mouvement et accélère sur cet outil tout un pan de la production scientifique nationale. 

 

Jean Zay, du nom du ministre de l’éducation nationale co-créateur du CNRS en 1939, est à l’heure actuelle le premier calculateur convergé pour les usages d’intelligence artificielle et de #HPC en France. La machine offre une puissance crête cumulée de 28 Pflops/s. Presque 700 projets en IA bénéficient désormais de ses capacités depuis 18 mois. Ce supercalculateur peut revendiquer par ailleurs une architecture éco-responsable parmi les plus efficientes actuellement en production, a rappelé Pierre-François Lavallée, Directeur de l’IDRIS. 

 

Au-delà de l’outil, l’échange a été consacré à la valeur des femmes et des hommes qui en composent l’écosystème et le rendent performant. Car la filière comporte une pluralité de fonctions et de métiers, à travers l’exploitation, le support utilisateurs, les réseaux, la sécurité, la communication. 

 

Alors que les GAFAM agissent vigoureusement pour conquérir les meilleurs talents, se pose un enjeu tout à la fois de leadership scientifique, académique comme industriel, et de souveraineté numérique, en France et en Europe.

 

Une politique d’orientation, une offre de formation, et des leviers de recrutement ciblés apparaissent indispensables voire urgents. 

 

Mais pour faire aboutir cette ambition, maintenir et développer les différentes strates s’impose : européennes, nationales, mais aussi régionales. Une fracture numérique et technologique trop forte entre ces trois niveaux pourrait avoir un impact sur le rayonnement scientifique du pays. Assurer une progression homogène entre chacun de ces échelons territoriaux est primordial. 

 

Plus largement, ce sont l’ensemble des conditions nécessaires pour consolider l’ IA française qui ont été évoquées lors de cette visite. 

 

De gauche à droite : Jamal Atif, Philippe Lavocat, Renaud Vedel, Ali Charara, Pierre-François Lavallée et Philippe Collinet

De gauche à droite : Philippe Lavocat, Renaud Vedel et Ali Charara