Lors de la cérémonie qui s’est tenue le 13 mai à l’IDRIS et au LPS, la personnalité de Jean Zay fut un fil conducteur. Son dévouement à la France, à l’éducation et à la science furent incarnés par la voix de sa fille, Hélène Mouchard-Zay.
Institutions publiques, chercheurs en IA, fournisseurs étaient présents à ce rendez-vous lancé par le Président de la République en 2023.
Cette ambition d’une IA à la française, composante majeure d’une puissance européenne, trouve une nouvelle traduction avec Jean Zay 4. En effet, la France multiplie ainsi par 4 les ressources scientifiques en IA. Cela en fait l’un des supercalculateurs les plus puissants et le plus utilisés en France et en Europe dans le domaine de l’intelligence artificielle. Ces nouvelles capacités seront utilisées pour des applications scientifiques et industrielles stratégiques. D’innombrables domaines de recherche et d’innovation pourront bénéficier gratuitement au titre de la recherche ouverte de cette puissance accrue : recherche biomédicale, analyse de données astronomiques, conduite autonome, conception de nouveaux matériaux, nouvelles énergies, agriculture, aide à la décision, culture, etc.
Hébergé et opéré par l’Institut du développement et des ressources en informatique scientifique (IDRIS) du CNRS, ce supercalculateur acquis par GENCI (Grand équipement national de calcul intensif) au terme d’une procédure de dialogue compétitif auprès du constructeur européen Eviden, Jean Zay 4 dispose désormais de 125,9 pétaflops de puissance de calcul 64 bits, ce qui correspond à 125,9 millions de milliards d’opérations par seconde. Si l’ensemble de l’humanité comptait au rythme d’une opération par seconde, il lui faudrait 182 jours pour calculer ce que la supercalculateur Jean Zay calcule en une seconde. Les capacités de stockage du supercalculateur ont également été accrues pour atteindre de l’ordre de 100 pétaoctets.
Pour Philippe Lavocat, PDG de GENCI, « L’extension de Jean Zay 4 va redonner de l'énergie à tous les chercheurs académiques et industriels qui développent des compétences dans le développement de l'intelligence artificielle, pour résoudre de grands défis scientifiques et sociétaux, à l'aide notamment des modèles de l'IA générative. Notre pari était double : disposer d’une machine puissante et technologiquement avancée et miser sur la ressource humaine dans le support aux utilisateurs. Réussir ce pari est un atout très fort dans la mise en réseau avec les machines européennes. Jean Zay 4 répondant à un enjeu de souveraineté nationale, l'union à l’échelle européenne de nos forces en IA peut encore faire la différence grâce à l'énorme potentiel de nos experts dans ce domaine. »
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