Alors que la Santé mentale, Grande Cause Nationale 2025, est devenue une problématique de premier plan, se tient aujourd’hui, le 10 octobre, comme chaque année, la journée mondiale de la santé mentale.
Selon les termes de l’OMS, la santé mentale se définit par un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité. Néanmoins, la prévalence et la prise en charge des maladies et handicaps psychiques ou psychiatriques continue de soulever de nombreuses difficultés.
Ainsi que le rappelle Santé Publique france (https://www.santepubliquefrance.fr/maladies-et-traumatismes/sante-menta…), « les troubles mentaux présentent un très large spectre, allant des troubles légers et ponctuels à des troubles sévères, chroniques et invalidants. Les troubles mentaux représentent l’un des principaux fardeaux en matière d’années de vie perdues en bonne santé. En France, les « maladies psychiatriques » associées à l’ensemble des « traitements chroniques par psychotropes » (dont les anxiolytiques et hypnotiques) représentent 14 % des dépenses totales et le premier poste de dépense de l’Assurance Maladie. Ils représentent la première cause d’années vécues avec une invalidité. Ils sont responsables de 35 à 45 % de l’absentéisme au travail ».
Plusieurs acteurs et programmes scientifiques de haut niveau font avancer la recherche en matière de santé mentale, à l’instar du centre Neurospin du CEA (https://joliot.cea.fr/drf/joliot/Pages/Entites_de_recherche/NeuroSpin.a…) ou encore du programme d’équipement prioritaire PROPSY (https://pepr-propsy.fr). La mission de ce PEPR PROPSY est d’apporter des solutions concrètes, en faveur du déploiement de la médecine de précision en psychiatrie, et plus particulièrement sur 4 des troubles les plus invalidants : les troubles bipolaires, les dépressions résistantes, les schizophrénies et les troubles du spectre de l’autisme.
Les ressources nationales de calcul haute performance et d’intelligence articielle fournies par GENCI aux communautés scientifiques sont également mobilisées sur cet enjeu par certains de ces acteurs dans ce contexte.
Leur utilisation et leur mise en œuvre dans le cadre de la recherche ouverte bénéficie à différents types de projets.
Plusieurs d’entre eux recourent aux données issues d’IRM, dans le cadre de la lutte contre le suicide, dans l’identification des troubles du spectre autistique, de la schizophrénie, des troubles bipolaires, de l’anorexie etc.
- le HPC au service de la lutte contre le suicide : https://www.genci.fr/actualites/neurosciences-imagerie-medicale-et-lutte-contre-le-suicide-le-hpc-francais-au-service-de
- les ressources en IA dans la recherche sur l’autisme : https://www.genci.fr/actualites/journee-mondiale-de-sensibilisation-lautisme-les-ressources-nationales-en-ia-au-service
Plus récemment encore, un audacieux projet porté Jean-François Mangin, chercheur au sein de Neurospin, vise à décrypter les plissements du cortex cérébral. Ces plis, aussi uniques que des empreintes digitales, se forment pendant la grossesse et restent stables après la naissance. Ils pourraient contenir des informations précieuses sur des maladies neuropsychiatriques comme la schizophrénie, l’autisme ou l’épilepsie. Nous vous parlerons plus longuement de ce projet dans quelques jours.